Les tribulations de la Française des jeux
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Recours collectif intenté contre la Française des jeux
C'est dans un esprit contestataire légitime qu'il convient d'interpréter le recours collectif intenté par d'ex-joueurs compulsifs ruinés. Le groupe demandeur, rappelons-le, est composé de toute personne qui est devenue un joueur pathologique en utilisant les appareils de loterie Rapido de la Française des jeux.
Signalons d'abord que devant les tribunaux, la Fdj ne s'est pas montrée très coopérative envers les plaignants puisque leurs avocats ont dû faire appel aux services de l'état pour avoir accès à certaines informations que la Française des jeux cachait.
Et d'une certaine façon, dans ce dossier, la Française des jeux a déjà reconnu sa culpabilité, ne serait-ce qu'en acquiesçant aux demandes de réduction d'implantation et de publicité des machines rapido dans les des bars, et brasseries et autres lieux publics.
À la suite de nombreux suicides de joueurs, de nombreuses associations et spécialistes médicaux avaient exprimé de sérieuses inquiétudes quant à la dépendance que créent ces machines Rapido.
Bien que le nombre d'établissements qui en possèdent a été réduit, il reste encore plusieurs dizaines de milliers d'implntations à la portée des joueurs un peu partout à travers le pays.
Adultes responsables
Mais, objecteront plusieurs, le joueur n'est-il pas un être adulte et responsable? Pourquoi alors toujours critiquer la Fdj?
Et pourquoi l'État devrait-il payer pour quelqu'un qui n'a pas su contenir intelligemment sa passion du jeu?
Dans un système libéral comme le nôtre, chacun n'est-il pas responsable de ses gestes? Alors, pourquoi l'État devrait-il payer pour une défaillance individuelle?
La question réelle posée est donc de savoir ici si le jeu n'est qu'un symptôme d'un problème plus profond chez l'individu, ou si l'offre de jeu est elle-même, en tant que telle, la cause du problème.
Or, il est clairement établi aujourd'hui que cette maladie se développe proportionnellement à l'offre et à la disponibilité du jeu sur un territoire donné. Mais, il semblerait également que, compte tenu d'antécédents personnels, il existerait chez certains individus une prédisposition plus grande au jeu.
Toutefois, et c'est là le principal problème, tant que la maladie ne s'est pas manifestée, on ne peut pas, compte tenu de l'état actuel des recherches, détecter à l'avance dans la population qui sont vraiment les individus à risque. Faut-il alors attendre que la maladie se manifeste pour agir?
Ne vaut-il pas mieux mettre toutes les chances de notre côté et enrayer d'abord une offre de jeu trop grande, et cela, peu importe de savoir d'abord si le jeu est un symptôme ou une cause?
Concernent des problèmes liés aux appareils de loterie vidéo, dont l'essentiel des revenus proviennent exclusivement des joueurs pathologiques. Ces appareils représentent une grande partie des profits de la Fdj.
Ces machines sont conçues spécifiquement pour garder le joueur accroché le plus longtemps possible. Au bout de quelques heures accroché à une de ces machines, l'utilisateur deviendra automatiquement joueur compulsif.
Finalement, je pense que tout ici est une question d'équilibre: d'un côté, nous avons la Fdj avec un budget gigantesque qui lui permet de contrôler à sa guise le consommateur joueur, et de l'autre nous avons le simple citoyen qui voit défiler à coeur de journée toute cette publicité racoleuse et répétitive où on lui fait miroiter des sommes mirobolantes à gagner.
À la suite de cela, on voudrait que le citoyen agisse en adulte alors qu'on a tout fait pour l'infantiliser et le rendre gaga, accroché à des images de gains faciles. Autrement dit, alors que la Fdj fait tout pour déresponsabiliser le citoyen, on voudrait ensuite qu'il soit responsable et qu'il se prenne en mains.
Normalement, dans un régime de libre marché comme le nôtre, le rôle de l'État n'est pas d'abrutir le citoyen, mais, au contraire, de le protéger contre certains excès d'entreprises privées peu scrupuleuses qui ne pensent qu'au profit.
L'État a de plus comme rôle de prémunir le citoyen contre certaines habitudes nocives, que ce soient celles du jeu, de l'alcool ou de la drogue.
Il doit également contrebalancer l'effet pervers de cette malheureuse déresponsabilisation du citoyen en l'informant le plus justement possible et en lui fournissant tous les outils intellectuels nécessaires, notamment par une éducation adéquate.
Est-ce ce que fait la française des jeux ?
Lettre ouverte à Mr Woerth
«Une ouverture maitrisée»
C'est en ces termes que le ministre des Finances, Eric Woerth, a annoncé l'ouverture des jeux en ligne.
Désolé, Monsieur Woerth, mais c'est une mauvaise décision.
«protection des joueurs et lutte contre l'addiction», dites-vous? C'est justement là, le problème.
Tant et aussi longtemps que le jeu en ligne est le fait d'entreprises dont l'intégrité est douteuse, les gouvernements ont les mains libres pour le dénoncer, pour mettre leurs citoyens en garde et tenter d'en freiner le développement. Mais le jour où les gouvernements s'engagent dans cette activité, ils changent de camp. Croyez-vous sincèrement que la Fdj ou le Pmu lancera des campagnes de pub pour dissuader les Français de se prêter à cette activité? Jamais de la vie! C'est l'inverse qui se produira. On appellera ça le «jeu responsable» et on en fera la promotion.
Certaines réactions à l'annonce du jeu en ligne donnent l'impression qu'on n'a pas le choix d'y adhérer parce que c'est une industrie en pleine expansion et que les profits iront ailleurs si on ne le fait pas.
C'est une équation boiteuse.
Si le gouvernement décide de s'accaparer toutes les activités illicites en expansion, pourquoi ne pas se lancer dans la pornographie en ligne? Il y a des gens qui paient pour ça! Pourquoi ne pas se lancer dans la vente de cocaine et la prostitution pour en sortir le crime organisé, offrir des services «intègres et sécuritaires» et en retirer les profits au lieu de laisser ça aux criminels?
Non, monsieur! Le jeu en ligne offre sans doute des revenus accrus au gouvernement, mais il comporte aussi des coûts sociaux énormes.
Le gouvernement plaide qu'il vaut mieux prendre le contrôle du jeu au lieu de laisser cette activité aux mains du crime organisé. Au fil des ans, la Ffj est devenue une machine à piastres de plus en plus gourmande. Il est d'ailleurs significatif que ce soit le ministre des Finances qui ait annoncé la décision d'aller de l'avant avec le jeu en ligne.
Aux prises avec des déficits structurels, le gouvernement est devenu un accro du jeu pour financer ses dépenses. Tout le monde, sauf les opérateurs, reconnaît que l'offre accrue du jeu augmente le nombre de joueurs compulsifs.
Si les Français n'ont plus les moyens de financer les services qu'ils se sont donnés au fil des ans, c'est collectivement qu'ils doivent corriger le tir, et non aux dépens des joueurs compulsifs.
Le gouvernement nous dit qu'il veut notre bien en se lançant dans le jeu en ligne,
que nenni !
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Le hasard hasardeux
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| L'arnaque de la Française des Jeux !!! Edifiant !!! |
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"Les gueules cassées"
«Savez-vous que la Française des jeux est née chez nous, dans nos locaux. On nous a ensuite accordé 9,2% du capital, mais, enfin, nous avons apporté le Loto National, c'était à nous...», s'agace le général Chauchart du Mottay, le président des Gueules Cassées. «Nous avons été spoliés, même si je mets beaucoup de guillemets à ce terme», insiste Alain Marais, le trésorier de l'Union
L'association comptait 7.000 membres en 1932 après la Grande Guerre, elle en recense aujourd'hui 3.000, blessés durant la Seconde Guerre mondiale, en Corée, en Indochine, en Algérie ou lors des Opex, les opérations extérieures menées par l'Armée française en Afrique ou en Afghanistan. Les conditions pour adhérer sont drastiques: pour être membre actif, il faut justifier «d'une blessure reçue [à la face, à la tête ou au cou] au combat en relation directe avec une action de combat, de maintien de l'ordre ou de protection civile». Pour survivre, le recrutement (115 nouveaux membres en 2009) a été élargi aux pompiers, aux gendarmes, aux policiers, aux CRS...
L'association des Gueules Cassées consacre aussi beaucoup d'argent à la Fondation des Gueules Cassées, créée au cours des années 2000. La Fondation a pour vocation de prendre la place de l'association quand celle-ci aura disparu faute de nouveaux adhérents. Le problème, c'est que la Fondation ne peut pas perdre d'argent, ses statuts le lui interdisent. Or, en 2008 elle a frôlé la catastrophe. De mauvais placements financiers (50 millions d'euros aujourd'hui) l'ont obligé à appeler l'association au secours. L'association, qui, elle, peut afficher des pertes, va apporter une quarantaine de millions à la Fondation et du coup se retrouver dans le rouge.
Le renflouement de la Fondation n'explique pas tout. Comme la Fondation, l'UBFT place beaucoup d'argent et en a perdu. «Il s'agit de pertes virtuelles puis ce sont des Sicav qui se sont dépréciées», plaide Alain Marais. Soit, mais le virtuel fait bien un trou dans les comptes. En fait, l'association est une petite banque assise sur près de 150 millions d'euros placés (dont 94 millions à la banque Lazard, 13 millions au Crédit du Nord ou encore 27 millions chez Epargne Union). Avec les 50 millions d'euros de la Fondation, les deux organisations disposent de 200 millions d'euros.
En général, les associations caritatives évitent les fluctuations des marchés mouvants et placent leurs avoirs en bons du Trésor. Le rendement est faible, mais sûr. En 2008, la principale Sicav des Gueules Cassées, baptisée Epargne Aguesseau, était à 50% en actions et à 50% en obligations! «Nous sommes justement en train de réduire le risque en abandonnant les actions pour des obligations. La décision vient d'être prise. Nous conserverons des placements en actions à la marge», promet Alain Marais, le trésorier de l'UBFT et de la Fondation. Encore un effort et les Gueules cassées prendront des bons du Trésor français.
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Les droits de propriété des évènements sportif et le projet de loi sur les jeux
| federation française de football |
L'Autorité de la concurrence sanctionne la Fédération française de football et la société Sportfive à hauteur de 6,9 millions d'euros pour s'être entendues afin d'éliminer toute concurrence dans la commercialisation des droits marketing de la Fédération
A la suite de deux autosaisines du Conseil de la concurrence, l'Autorité de la concurrence a rendu, le 30 septembre dernier, une décision par laquelle elle sanctionne la Fédération Française de Football et la société Sportfive pour entente.
- Des accords exclusifs de très longue durée sans appel à la concurrence
- L'organisation de l'appel d'offres de 2001 pour l'attribution de la totalité des droits marketing de la FFF montre que la FFF et Sportfive se sont ensuite concertées pour éliminer toute concurrence
- Des sanctions à la hauteur de la gravité des pratiques
source: http://www.droit-technologie.org/actuality/details.asp?id=1287
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gouvernants, legislateurs tous coupables.
le seul a essayer de reveiller nos consciences c'est ce depute ou senateur copain de villepin dans le 34 ! vive le 34 ...
t'inquietes mec ! ca va bientot etre privatisé ! il suffira simplement de l'interdire après coup ..et comme ca tout rentrera dans l'ordre !
c'est aussi cela la "signature" de l'état français